
jeudi 30 juin 2011
Chut

samedi 4 juin 2011
Pluie

Il pleut et nous lisons. Nous avons commencé par Les Mystères De Paris. Puis nous avons envoyé le petit se coucher. Les bagarreurs et la chanteuse entraient dans le paltoquet. De là, chacun a pris son ouvrage propre et nous nous sommes installés face à face, tête dans les pages. Deux trois mots de temps à autres. Deux trois mots qui n'avaient rien à voir avec ceux que nous lisions respectivement. Je crois. Me souvenir. Je ne les prenais pas de la sorte, ce soir-là. Ni jamais puisque je n'y ai plus repensé avant maintenant. Même maintenant, je n'y pense pas tellement, en somme, car je me remémore cette soirée pour d'autres raisons que pour ces mots échangés. Lesquels ? La pluie battait à plein. Nous l'entendions par les deux fenêtres ouvertes qui chacune donnait sur sa cour propre. Un écho qui résonne, on aurait dit. Je ne me souviens plus bien où nous avions posé le pot de tabac. Nous l'avions cherché, d'ailleurs. Ce pot de tabac aurait tout à fait mérité une place à lui mais nous n'y étions pas encore parvenus alors. Même plus tard, le pot de tabac n'a jamais vraiment trouvé sa place. C'est sans doute la raison pour laquelle nous le fumions, le remplacions et ainsi de suite. Je dis le pot de tabac mais ce n'était finalement jamais le même.
mercredi 19 janvier 2011
Actrice - Chapitre VII

- VII -
Notre train rapide nous éjecte sur le quai d'une gare de Vendée, ou assimilé. Nous sommes conduits à l'hôtel mi-tout ce que j'imagine par avance. Il est dans le hall. J'ai envie de le gifler. Je le gifle. Bousculade. Du monde plein, d'un coup, que je connais et pas. Me retrouve assise au salon, entourée d'accroupis épatés et interrogateurs. Ne dirai rien. Bon, honteuse. Dans ces moments, ne jamais laisser paraître. Qui cela regarde-t-il ? Nous seuls. Va bien falloir lui expliquer, à lui, qui se tient toujours debout au centre pile du hall. Encerclé par un tas d'autres, il me regarde, je le vois. Sa main sur sa joue, il me fixe sans pause. Je lui rends des yeux vidés de sens commun et ne bouge plus non plus. Tous s'agitent. Paul et moi nous tenons stables, les yeux dans les yeux, bouches closes.
Il a bien fallu une dizaine de minutes pour calmer les esprits des autres. Mon corps, finalement, me lève du fauteuil. Je me dirige sans secousse vers André qui, sans sourciller, me tend la clé de ma chambre. J'y monte. J'y demeure seule une heure entière. Je suis assise et lutte contre toutes ces questions qui me viennent. Non, je ne sais pas pourquoi, la gifle. Je ne sais pas comment, la gifle. Je suis envahie par la chaleur sur ma paume, le souvenir de la chaleur. Le profond de ses yeux s'infiltre dans mes sens. Me voilà marquée à jamais.
La journée se poursuit telle que prévue. Déjeuner, répétition, dîner, représentation. Je file de l'un à l'autre sans encombre. Nul n'aborde le sujet de l'incident matinal. Je suis épargnée de leurs mots, mais leurs regards sous-entendent clairement les hypothèses. Bien sûr, ils s'interrogent. Bien sûr, ils supposent en vrac. Comment peuvent-ils supposer un instant que Paul et moi ne nous connaissons pas et que la gifle marque notre premier contact véritable ? Je profite de leur gêne pour m'engouffrer dans le silence instauré par mon accès de violence inattendu. Le silence de la gifle.
Retirée dans ma loge, après le spectacle, je prends quelques temps pour préparer mon retour à la foule du bar du théâtre. Il est question de soigner mon entrée. Si Paul se tient parmi les autres, je compte porter digne. Parce que la gifle est absurde, je devrais m'incliner ? S'il attend de moi quelque courbure, j'entends bien lui tenir la dragée haute.
Gainée d'une robe couture et marquée au “rouge vedette”, je traverse le bar bondé de tous ces Paul éventuels dont je m'évertue à ne pas croiser les yeux. Je m'arrime au comptoir, puis à une première coupe. Ma posture éloigne un temps les curieux. Quelques minutes que je savoure, seule parmi le bruit qui, cette fois, ne m'est pas adressé. Quelques minutes seulement, avant qu'un couple à mi-vie m'aborde, me félicite, m'admire et me questionne. Je consens à parler, gentille. Nous échangeons des mots polis, des idées attendues à propos du théâtre et de la vie, comme si quelque comparaison se pouvait faire. Je joue le jeu et déblatère.
"Puis-je enfin comprendre ?” La voix grave de Paul vient de s'immiscer. Je me détourne du couple rasant et le vois près de moi, grand et beau, qui me regarde tout droit.
À suivre...
mercredi 5 janvier 2011
Actrice - Chapitre VI

- VI -
Deux jours que je suis à Clermont. Deux représentations. Deux fins de soirée. Deux nuits. La tournée reprend le pas sur mon rythme habituel. Je suis un peu perdue, en somme. Étirée entre mon rôle sur scène, mon rôle d'actrice et moi-même. Je perds un peu la tête, en somme. La nuit, à l'aube, je rêve de l'homme Paul. Il est revenu hanter mes idées, dès mon arrivée à la gare. Un pas sur le quai et le voilà qui paraît en ombre parmi la foule des autres. Je l'ai pourtant laissé à des centaines et plus de kilomètres. Mon plongeon parisien n'a rien fait à l'affaire.
Petit-déjeuner tardif avec deux/trois compagnons de plateau. Nous revivons ensemble notre travail de la veille. Confiants pour la suite de l'histoire. Je les quitte enfin pour rôder dans les rues de la ville ou, partout, je sens à la fois l'angoisse de ces presque montagnes et le spectre de Trintignant, au volant bruyant de son auto noir et blanc, qui roule encore vers sa nuit chez Fabian. Pour parfaire la sensation, j'entre dans la première librairie trouvée. Je me dirige tout droit vers le rayon des livres de poche. Ô trouvaille ! J'en sors express, Les Pensées de Pascal entre les mains. Une brasserie et le tour est joué. Attablée à l'étage, je sirote et me plonge au coeur de l'ouvrage. La voix de Trintignant – cette voix ! - me lit les passages au hasard. Je me délecte.
Deux heures, tout au plus, de parenthèse rohmerienne et voilà que mes pensées me trahissent à nouveau. Je vois Paul chaque fois qu'un homme passe près. C'est improbable, je le sais. C'est tout de même oppressant. Je ne maîtrise rien. Je ne parviens pas à maintenir un cap. Je suis à la merci de tout ce rien du tout. Par chance, ces deux heures d'entourloupe m'ont approchée de l'heure du rendez-vous au théâtre. Christian nous attend dans moins d'une demi-heure pour ses notes. Je quitte l'endroit à la hâte, dans l'espoir de tout laisser sur place. Le fond de thé, le livre, mes idées, le reste...
Le subterfuge fonctionne entre les temps morts. De la difficulté de tromper le vide... Mon astuce de prédilection : ne pas être seule, même dans ma loge. Habilleuse, maquilleuse, coiffeuse, partenaires de jeu... J'organise un défilé incessant. Madame reçoit. Madame se pomponne. Madame réplique à tout va. Madame coup-fourre.
Comme sur des roulettes ! Je remplis ainsi l'espace-temps jusqu'après le spectacle. Ensuite je me présente au bar du théâtre où, je l'espère, les mondanités débiles et habituelles sauront me divertir de moi-même. À la première idée genre désir ou amour, je fonds sur le serveur à plateau. À la deuxième aussi. Puis la dixième.
Je sors d'un sommeil encombré. Habillée. Mon lit n'est pas défait. Moi si. Par chance, j'ai le coup de main. Devant le miroir, je procède au bricolage habituel. J'emballe les noeuds de mes cheveux dans un chignon volumineux. J'estompe le Rimmel au badigeon. Je blushe le tout. Je descends/plane jusqu'au hall de sortie de l'hôtel et me joins au départ groupé vers la gare. “C'était moins une”, me dit-on.
Je voyage au bar. Café/eau gazeuse. Cap à l'ouest.
À suivre...
mercredi 29 décembre 2010
Actrice - Chapitre V

Photo par Artefact (http://www.facebook.com/Artefact.Photography)
- V -
Le bar du B. n'a pas changé. Son haut plafond, ses colonnes couleur bar, ses photographies exposées, ses fauteuils en cuir perdus sous l'espace, ses serveuses mal apprises... Un chocolat chaud entre amies. Rien de tel pour célébrer mon retour à Paris et sa routine citadine que j'aime tellement. Des mois que je joue de ville en ville, dans une province toujours plus profonde et qui m'angoisse.
Je suis à Paris depuis quatre jours et savoure les espaces restreints remplis de la pierre et du verre, de la lumière factice que l'on fabrique pour vaincre le noir de la nuit. La pluie, même, tombe dans un bruit qu'elle crée en choeur avec la rue bleutée qui miroite. C'est la civilisation qui chante. Elle est partout autour et je ne vois plus qu'elle que j'aime. Les jardins eux-mêmes sont dressés de main de maître. Je longe maintenant celui que l'on appelle Luxembourg, sous les étoiles et dans les lumières parfaites des feux filants des automobiles. Je me dirige avec hâte et envie vers le théâtre de l'Odéon où, ce soir, on joue un Ibsen qui déchire. Je me délecte par avance et presse le pas, histoire de pouvoir prendre le temps d'un verre à bulles au bar, en haut, avant la foule. Je chéris cette autorisation tacite que nous avons, nous les femmes, de garder la tête couverte en intérieur. Mon chapeau me camoufle suffisamment pour ne pas attirer ceux qui reconnaissent et souhaitent, à tout prix, le faire savoir. Comme planquée, je profite du moment d'avant la claque.
Installée à ma place, enfin, je découvre la scénographie qui, je le sais, ne me dévoile pas encore tout à fait ses prochains épatants secrets. Jamais je ne manque les spectacles de ce metteur en scène brillant quand, par chance, on les joue en France. Je ne peux imaginer, d'ailleurs, que ses acteurs soient trimballés en des villes petites, moyennes ou moches. Eux, c'est sûr, ne connaissent que les capitales culturelles et les théâtres magnifiques. Pas de mains élues à serrer, des nommées uniquement. Du ministre ! Sans parler des hôtels ensuite...
La pièce est merveilleuse ; le jeu des comédiens, un délice. Comment ne pas porter aux nues un tel texte, servi par une mise en scène qui dévaste ?
Enhardie par la séance, je sors du prestigieux théâtre et me hâte vers mon lieu de rendez-vous. Je retrouve des amis d'un siècle au café de nos jeunes années. Le quartier latin a changé. Nous aussi. Nos habitudes sont restées. Nous prenons plaisir à nous retrouver le soir. Nous cajolons ces instants ensemble, isolés au milieu de nos vies remplies et disparates. Où nous sommes-nous rencontrés ? Comment nous sommes-nous reconnus ? L'histoire ne le dit plus. Trop lointaine, en somme. Seule certitude à nos errances, un rassemblement chronique nous rassure et n'en finit pas de nous lier d'une amitié ténue.
Assise à table, entre Mathilde et Robin, je déverse sans m'arrêter cette histoire invraisemblable d'un homme croisé deux fois en deux jours, ailleurs. Je répète et revis ce rien du tout que moi seule mesure à sa juste puissance, avant de décréter d'un coup que ce n'est vraiment rien du tout. Mathilde nous rappelle cette aventure d'un mois, quelques années avant. Je m'y étais, c'est vrai, lancée entière et sincère. Pour rien au bout. Piquée, je demande au garçon, une autre bouteille et me sers, me sers, me sers.
Ivre d'alcool, d'art et de retrouvailles, je rentre enfin. Le taxi me dépose devant chez moi. J'atteins mon lit et ne sais plus rien jusque demain. Le réveil est douloureux. Je pleure de la veille et d'avant la veille. Un avant proche. Un avant un petit peu plus lointain, aussi. Ma vie.
Par chance ou manigance, je pars ce soir. Je rejoins mon travail en cours. On m'attend à Clermont-Ferrand. Je joue demain. Par chance ou manigance, mon métier/ma vie me sauve.
A suivre...
mardi 21 décembre 2010
Actrice - Chapitre IV

- IV -
Paul n'a pas assisté à la représentation, hier soir. Je ne l'ai su qu'après plusieurs brassées dans le long et le large de ce bar grotesque, après le spectacle de ma vie. J'ai doucement cherché d'abord, puis, enfin, j'ai suffoqué de pas d'air assez. Cette autre et nouvelle absence a vidé l'endroit de son oxygène et j'ai presque coulé.
A-t-il vu la pièce ? Est-il parti dès le rideau ? S'est-il sauvé avant la fin ?...
Entre les murs jaunis de ma chambre d'hôtel, je ressasse, invente et souffre. Quel est cet homme qui m'emmène ainsi hors du temps et de moi-même ? De lui, je ne connais rien qui ne permette. De lui, je ne sais que le prénom et un lien des miens. André ! Lui seul sera mon aide.
Je descends quatre à quatre et rejoins in extremis les gens de ma troupe en partance vers déjeuner ailleurs. André mène le monde, discutant avec Christian, le metteur en scène sans qui je n'aurais pas expérimenté ce jeu d'hier, car, sans lui, je serais bien loin de cette ville en laquelle se trouve, c'est sûr, Paul.
Passée la porte du restaurant, je presse le pas et joue des coudes pour m'approcher d'André, être assurée d'être installée à ses côtés, autour de notre table réservée. Je dois en savoir plus sur Paul. Il doit tout me dévoiler de son ami. Je veux savoir sa vie d'hier après disparition.
C'est en face du régisseur que je parviens, fort peu discrètement, à prendre place. L'enquête est en marche. Fine et subtile, je laisse les conversations aller leur train. Par touches, je m'y mêle, l'air de trois fois rien. Ni André, ni personne ici ne se doute du dessein qui m'anime en-dedans.
Bouche-bée je reste lorsque se présentent les opportunités de demander après l'homme. Peur de quoi ? D'en trop laisser entendre ? D'en trop quémander ? Je passe la majeure partie du repas à observer l'endroit début de siècle reconstitué. Mes interrogations de la veille ne prennent pas la voie de ma bouche et s'incrustent en mon front. Paul demeurera mystère tout entier.
Je me trouve tellement si ridiculement idiote. Quelle idée de se monopoliser les idées sur un inconnu ? Suis-je à ce point perdue ?
Une mise au point rapide me sort de ce faux pas honteux et je reprends, indemne, le cours des choses. Je remonte le mécanisme de ma vie et réenclenche le pas. Notre tournée de province s'achève dans quelques semaines. J'y fonce tête baissée, yeux grand ouverts. Longue dernière ligne droite qui me transbahutera de théâtres en chambres d'hôtel estampillés “pas beaux”, et qui me propulsera au coeur de conversations creuses et trop fortes à la fois. Je suis une actrice et je joue. Toujours je joue.
À suivre...
mercredi 15 décembre 2010
Actrice - Chapitre III

Photo par Artefact (http://www.facebook.com/Artefact.Photography)
-III-
Il est onze heures et je me réveille de cette si courte nuit d'après le jeu, le bruit et Paul. L'homme est gravé en mon front malgré ses distances et ses silences. Je n'ai pas osé l'approcher. J'espère en secret qu'il sera au théâtre ce soir. Ces improbables retrouvailles prennent tout l'espace de mes pensées. Je descends et rejoins l'équipe. Nous allons déjeuner.
Nous marchons sur la neige, plus si fraîche, de la fin de matinée. Craquements étouffés qui me promènent à l'intérieur de mes pensées où je suis deux. Tout a changé. L'homme me poursuit. Je souhaite qu'il me poursuive et le rêve, éveillée, marchant sur mes propres craquements de semelles. Je n'ai pas faim et suis les autres sans en être. Je n'entends pas les mots de mes camarades, ouverts, eux, à la ville qui nous accueille, et qu'ils investissent de leur vie. Je suis leurs pas et m'envole vers la veille qui, je le veux, se rejouera ce soir. Je veux revoir l'homme Paul.
Nous sommes attendus par quelques sommités du cru. Un maire ou s'en approchant, deux trois élus en forme d'élus... Je m'installe pile à la place que l'on m'indique, à la droite de je ne sais qui. Pour une fois, la bienséance est sauve : je suis dos au mur du fond, les yeux vers le reste de la salle de restaurant, qui l'englobent même.
Banalités et bêtises se succèdent les unes aux autres pendant trop long. Une habitude à prendre. Ma bonne humeur inespérée, due à la veille, me permet de faire bonne figure. Sourires, réponses adéquates, rires, même... Je joue mon rôle comme je le dois. Christian me remercie des yeux. Nous palabrons ainsi jusqu'au dessert.
Il entre. C'est lui. Il entre. Il avance droit devant vers moi. Il salue André puis nous tous dont moi. Il sourit comme un rêve dans le vrai. Je ne parviens pas à dire ni faire. Mon coeur est sans contrôle. Le reste de moi défaille. Je ne dis ni ne fais.
Un long quart d'heure de café et mignardises et j'articule enfin à ses félicitations, ses questions, ses yeux, oh ! ses yeux.
Sa voix m'enlève et je songe. Sa voix m'emmène loin de tout le monde. J'aime son bruit qui m'entoure. Sa voix grave, basse, calme et posée comme sur une portée qui m'emporte et que je suis. Je suivrais jusque loin, même dans le temps. Je suivrais entière sans penser jamais. Je suis.
Tous sont levés sans que même je ne le remarque. Sa voix me rattrape et m'invite. J'accepte son bras qu'il m'offre et me lève.
Il choisit de nous accompagner au théâtre où nous attend la salle aveugle des répétitions. Nous, les artistes, l'invitons à assister à notre séance de travail. Je conclus l'invitation par un sourire enfin, avec les yeux, cette fois les miens. Un sourire de réponse et je flotte jusqu'au véhicule de location vert vif qui nous emporte à son tour, nous tous un peu mieux serrés que la veille parce que plus un, plus lui, plus l'homme et sa voix, son bras, ses yeux, son sourire. Carton plein.
Je joue pour lui. Je suis les indications de Christian et celles, aussi, des yeux de Paul. Une répétition comme jamais. Je joue cette femme amoureuse qui se donne entière. Elle est ici, autour de moi, et entre par ma peau à moi, ressort par mes yeux, mes lèvres. Je ne trouve pas cette gêne anxieuse que je trimbale, pourtant, depuis des lustres. Je suis cette femme amoureuse que, jusque-là, je ne connaissais/reconnaissais pas. Qui êtes-vous, Madame, qui êtes moi ? Qui êtes-vous, Monsieur, qui me faites moi ?
Avant la trêve, il est parti. Emmenée par le texte, je ne m'aperçois de son absence qu'en fin de travail. Qu'importe ! Il sera ici ce soir et c'est pour lui que je serai cette femme-là.
À suivre...
